La Journée mondiale de l'eau est une journée internationale instituée par l'Organisation des Nations unies. Proposée dans l'Agenda 21 au cours du sommet de Rio en 1992 et adoptée le par l'Assemblée générale des Nations unies, elle se célèbre le 22 mars de chaque année avec des thèmes différents.
La crise mondiale de l’eau touche tout le monde, mais pas de la même manière
Cette année, la Journée mondiale de l’eau nous rappelle que l’absence de systèmes d’eau potable et d’assainissement creuse les inégalités, au détriment des femmes et des jeunes filles. Il est temps de placer ces dernières au cœur des solutions pour l’eau.
Les femmes doivent façonner l’avenir de l’eau. Les services relatifs à l’eau doivent pouvoir résister au changement climatique et répondre aux besoins de tous. Pour résoudre la crise de l’eau, il faut une approche transformatrice, fondée sur les droits, qui reconnaisse pleinement la voix, l’autorité et l’action des femmes.
L’eau, source d’égalité. Lorsque les femmes et les filles participent sur un pied d’égalité aux décisions liées à l’eau, les services deviennent plus inclusifs, durables et efficaces. Investir dans l’esprit d’initiative des femmes, c’est faire de l’eau un atout pour un avenir plus sain, prospère et égalitaire qui profitera à tous.
L’eau peut être un atout puissant en faveur de l’égalité des sexes, mais seulement si chacun joue son rôle. Les individus, les écoles, les organisations, les entreprises et les gouvernements peuvent tous faire en sorte que l’eau soit une source d’égalité.
Trop souvent, l’eau est source de conflits. Mais elle peut aussi unir les peuples et contribuer à la paix. La Conférence des Nations Unies sur l’eau de cette année rassemblera l’ensemble de la communauté internationale afin d’accélérer les progrès en matière d’eau et d’assainissement pour toutes et tous.
Ensemble, faisons de l’eau un moteur de l’égalité des genres et veillons à ce que ses bienfaits profitent à toutes les communautés du monde.
En savoir + sur le site des Nations Unies.
Comment, en France, les territoires peuvent protéger la ressource ?
En France, c'est surtout la qualité de l'eau qui est problématique. L’eau consommée est une source d’exposition quotidienne aux polluants. En 2023, un quart de la population a bu une eau non conforme sur le critère pesticides.
Entre 1980 et 2024, près de 2000 captages ont été fermés en raison de teneurs excessives en pesticides et/ou nitrates. Et cela, malgré des investissements collectifs importants dans les solutions de traitement. 500€ par an et par ménage, c’est le coût de la dépollution de l’eau pour les ménages. Avec la multiplication des polluants, ce coût augmente fortement pour une efficacité en baisse.
Fournir une eau potable saine relève de la compétence des communes et intercommunalités. La meilleure stratégie est donc préventive : éviter les pollutions, développer l’agriculture bio. Les collectivités disposent de leviers puissants pour agir sur leurs aires d’alimentation de captage :
- En accompagnant techniquement les fermes vers des pratiques “zéro phyto”
- En favorisant l’installation des fermes bio
- En encourageant financièrement les fermes bio par un Paiement pour Service Environnemental
- En portant l’interdiction des pesticides sur les zones les plus sensibles en concertation avec la préfecture et les acteurs locaux (ZSCE, DUP, SAGE).
- En préservant le foncier autour des captages : Droit de préemption eau, Bail rural environnemental, Obligation réelle environnementale.
- En structurant les filières locales ainsi que l’approvisionnement des cantines en produits bio
Quels gains pour les territoires ?
- La réduction des coûts de traitement de l’eau et facture maîtrisée pour les habitant·es
- La protection durable de la ressource et de la santé des habitant·es
- L’amélioration de l’image de la collectivité
Selon l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, chaque euro investi dans la conversion en agriculture biologique sur les captages permet d’économiser jusqu’à 7 euros en coûts de dépollution.
En savoir + sur le site de la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB)
