Ce mercredi 3 septembre 2025, la Commission européenne a lancé la dernière ligne droite pour le processus de ratification de l'accord UE-Mercosur, contre lequel nous sommes. Le Socle Commun de notre réseau défend l'équité sociale : partage des richesses, des droits à produire et du pouvoir de décision !
Il aura fallu un quart de siècle au Mercosur pour aboutir à un accord commercial. Le Marché commun du Sud, couramment abrégé Mercosur (de l'espagnol Mercado Común del Sur) est une zone de libre-échange. Le texte définitif présenté mercredi 3 septembre par la Commission européenne, doit être maintenant approuvé par le Parlement européen et par une majorité qualifiée des Etats membres. En effet, si l'exécutif européen a adopté l'accord commercial avec plusieurs pays d'Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et Bolivie), les réticences de plusieurs Etats membres persistent et nombre d'organisation se mobilisent pour que cet accord ne voit pas le jour. Originellement opposée à la conclusion de cet accord, la France s’est finalement et malheureusement rangée du côté de la majorité européenne, estimant que la Commission avait « entendu les réserves » au sujet de l’agriculture.
Pour nous, et ses opposants, le Mercosur c'est :

Des normes, mais pas de sanctions

L’agrobusiness favorisé au détriment de l’agriculture durable que nous incarnons

Un bénéfice pour les grandes industries européennes

Une augmentation de la déforestation

Néfaste pour le climat

Toxique pour la santé et l’environnement

Dangereux pour les populations autochtones du Mercosur

Un commerce néocolonial

Un dumping social et environnemental

Un processus de ratification opaque
Les principes 1 et 3 de la déclaration de RIO (1992) rappellent que l’intérêt commercial ou la faisabilité technique ne peuvent pas constituer des arguments prioritaires puisque « l'homme est au centre des préoccupations pour une vie saine et productive en harmonie avec la nature, dans le respect des générations présentes et futures ». L’organisation de la filière agricole (du producteur au consommateur) doit donc au minimum :
respecter l’Humain, les communautés rurales et paysannes de tous les pays (c’est à dire permettre de se nourrir et de vivre selon ses choix culturels, pas de dumping, pas de « pillage », commerce équitable…) article 22.
respecter le vivant et gérer les équilibres biologiques (on ne fait pas la guerre à la nature, on travaille avec) ; mettre en œuvre le principe de précaution en cas de doute, même en l’absence de certitudes scientifiques (article 15) ; assurer le bien être des animaux…
respecter l’ensemble des acteurs d’un territoire et les associer aux choix stratégiques qui concernent ce territoire (utilisation de l’espace et des ressources)-articles 10, 20, 21.
respecter les attentes de la société et la qualité de l’alimentation par exemple en privilégiant les circuits courts qui limitent les surcoûts et favorisent les liens sociaux, la traçabilité des produits et la transparence (sur les techniques utilisées) articles 9.
permettre aux agriculteurs d’être autonomes, c’est-à-dire maîtriser leurs choix et non pas fermés sur eux-mêmes.
s’attacher à améliorer la « vivabilité » de la ferme, c’est-à-dire les conditions de travail au quotidien et leur intégration équilibrée dans une vie sociale et familiale
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